La plus prestigieuse des lampes
de collection des années 1930
Jean Perzel a été le premier à
créer des appareils déclairage résolument
modernes et surtout à se préoccuper dabord de
lélément électricité, de sa nature,
de ses pouvoirs, de son intensité, de ses moyens dutilisation
lumière indirecte ou semi directe ensuite de
concevoir des «supports» logiques, rationnels, harmonieux
et dorganiser parallèlement à la mission diffusante
du verre son expression décorative.
Depuis 1930, Perzel a tout particulièrement
étudié les lois de loptique et ses conséquences
pratiques : la mise en valeur des objets et des visages par lintensité
et la couleur de la lumière, ambrée, légèrement
rosée ou champagne ; il attache une importance toute particulière
aux effets apaisants ou nocifs pour lil de cette lumière
dont, en général et surtout avant ses recherches,
on usait sans principes ni mesure.
Jean Perzel a été, en ce domaine particulier
de léclairage, un novateur audacieux : les solutions,
apparemment simples mais dune scientifique logique, quil
a trouvées sont partout reconnues et adoptées.
Mappemonde lumineuse, 1937
Jean Perzel et son neveu,
François Raidt (1954)
En 1933, Jean Perzel fit appel à son neveu
François Raidt. Il lui inculqua la rigueur de l'ingénierie
des modèles, alliée à la créativité
et à la simplicité des formes afin que jamais aucune
pièce ne semble dater, que le style épuré des
créations Perzel soit pérenne et synonyme de modernité.
François Raidt apprend grâce à lui le métier
de verrier d'art et suit aussi des cours du soir d'architecture.
Doué et perfectionniste, bien vite il seconde Jean Perzel,
dessine, peaufine et simplifie techniquement les assemblages.
En 1937, afin de fêter la 25 000 000e automobile
produite par sa société, Henry Ford contacte les Ateliers
Jean Perzel afin que ceux-ci lui soumettent, sous 36 heures, une
série d'objets décoratifs à réaliser
à partir d'éléments mécaniques, extrait
du catalogue de pièces détachées de la marque.
En l'absence de son oncle, âgé seulement de 18 ans,
François Raidt soumet vingt et une propositions toutes retenues
par la Ford Motor Company. En 1951, Jean Perzel lui confie la direction
de ses ateliers.
Formé par son père François
Raidt, Olivier Raidt dirige l'entreprise depuis 1994.